Archives quotidiennes : 20 février 2011

Poulet aux noix de cajou de Céline

Comme j’ai reçu promptement la recette que ma voisine de siège m’avait promise, j’ai décidé de l’essayer dès que je pourrais. Un dimanche froid et venteux de février me semblait parfait pour cuisiner un plat qui réchaufferait le palais et l’estomac. Les caris indiens ayant besoin de mijoter, alors je savais aussi que l’appart embaumerait de délicieux fumets exotiques. En bonus, mon IGA offre des noix de coco fraîches! Je me suis fait un plaisir d’en acheter une et de la détruire complètement à coup de marteau, de tournevis, de couperet et finalement de perceuse électrique. Ma râpe rotative à parmesan s’est bien prêtée à l’exercice de râper la chair, j’avais peur qu’elle ne rende l’âme comme ma première (achetée en Allemagne il y a 11 ans), ma deuxième (achetée à Paris il y a 7 ans) et ma troisième (je me suis finalement rendu compte que ça se vendait à Montréal) Zyliss. Les trois fois, le bras rotatif a cassé lors d’une orgie hystérique de râpage de parmesan bien vieilli. Je suis maintenant plus délicat et moins impatient avec mes râpes rotatives. Et j’apprécie désormais les p’tits jeunes.

La recette n’est pas retranscrite mot à mot, j’ai quelque peu modifié certaines quantités et fait quelques changements aux instructions.

Pour 4 portions, comptez environ 2 heures de préparation.

  • 1 poulet de 2 livres, sans la peau et couper en quatre morceaux.
  • 100 GR de noix de coco fraîche, râpée
  • 12 grosses gousses d’ail, écrasées et épluchées
  • 1 morceau de gingembre frais de 2.5×2.5, haché
  • 2 1/2 c. à soupe de graines de coriandre
  • 1 1/2 c. à thé de graines de cumin
  • 6 piments rouges entiers séchés
  • 6 clous de girofle
  • 1 bâton de cannelle de 7.5 cm
  • 225 GR de noix de cajou, séparé en 50 GR, 25 GR et 150 GR
  • 1 oignon, haché
  • 4 c. à soupe d’huile de canola
  • Sel
  1. Dans une poêle, chauffer à sec à feu moyen la noix de coco, l’ail, le gingembre, la coriandre, le cumin, les piments, les clous de girofle et la cannelle.
  2. Lorsque le mélange commence à embaumer (ça commence à sentir bon), ajouter les oignons et 50 GR de noix de cajou.
  3. Faire sauter 10 minutes en brassant constamment. Si vous êtes show off, faites comme fois et faites flipper le mélange dans la poêle. Il faut avoir le bon tour de poignet.
  4. Retirer du feu et laisser refroidir.
  5. Retirer le bâton de cannelle et cassez-le en morceaux grossiers avec un couteau pour vous faciliter la tâche.
  6. Mettre la cannelle et le contenu de la poêle au mélangeur avec le 150 ml d’eau.
  7. Broyer au mélangeur jusqu’à ce que le tout soit le plus homogène possible.
  8. Chauffer l’huile dans une cocotte ou une poêle profonde avec un couvercle.
  9. Faire frire le mélange d’épices 10 minutes à feu moyen doux.
  10. Pendant ce temps, broyer 25 GR de noix de cajou au pilon et ajouter un peu d’eau pour faire une pâte lisse.
  11. Ajouter les noix au mélange d’épices, saler et continuer de faire cuire encore 3 minutes.
  12. Ajouter les morceaux de poulet et faire frire à feu moyen 5 minutes.
  13. Ajouter 3 tasses d’eau, amener à ébullition, couvrir et laisser cuire 10 minutes à feu doux.
  14. Ajouter le reste des noix de cajou entières.
  15. Courir et laisser mijoter. Combien de temps? Je ne sais pas, mon cari est encore sur le feu. Ça fait une heure, et il semble qu’il lui manquerait encore une bonne quarantaine de minutes de cuisson. Il doit être coloré et la sauce épaisse. Le mien est encore trop liquide à mon goût.

Je vais donc servir cette recette demain avec du riz basmati au beurre et du brocoli vapeur. Tout se devra d’être discret pour laisser la vedette au poulet. Savoureuse, épicée et crémeuse, la sauce du cari (j’ai quand même goûtaillé un peu) a un goût unique. Céline m’avait confié qu’une fois le cari terminé, il était impossible de deviner le mélange d’épices tant la combinaison créait quelque chose d’autre. Elle avait raison, à part le délicieux goût de noix, les épices se marient pour former un goût indien authentique. Ce genre de plat étant encore meilleur le lendemain, tout est pour le mieux. Et ce soir, MonChéri et moi, on meurt de faim? Bien sûr que non. J’avais envie de cuisine indienne. Ce sera Ambala, un menu Calcutta pour deux personnes. Je vous en reparle peut-être…


Macaron Xperiment #3: Pommes caramélisées (la consécration)

Vous vous demandez sans doute la consécration par qui, n’est-ce pas? Hé bien… de personne sauf de moi et MonChéri. Mais c’est quand même quelque chose. Nous sommes de fines bouches. Encore que je puisse y mettre mon poing. Dans ma bouche, je précise. J’y mets quelquefois le pied aussi, toujours le mien il s’entend. Peu importe. Donc! Les coques, j’y suis je crois bien. Constatez vous même, elles sont jolies mes coques, non? Le rouge est plus foncé, plus franc, et elles ont cuit plus longtemps donc se sont détachées comme des petits charmes délicieux.

Voici donc ma marche à suivre à moi, précise et élaborée à travers les expériences et mes recherches. Ça marche avec mon four, à ma latitude, au degré de smog d’aujourd’hui et pendant la phase lunaire courante. Demain, qui sait?

Pour une soixantaine de coques, donc 30 macarons, à peu près 2 heures en tout.

  • 200 GR de sucre glace
  • 125 GR de poudre d’amande
  • le blanc de 3 oeufs, à température ambiante pendant 4-5 heures
  • 10gr + 20 GR de sucre fin
  • Colorant en gel et en poudre
  1. Placer une plaque à pâtisserie assez grande pour votre four au complet au froid.
  2. Mixer la poudre d’amande et le sucre glace au robot culinaire 3 minutes.
  3. Passer le mélange au tamis, remettre les grains d’amandes au robot et repasser deux minutes avec un  peu du mélange tamisé.
  4. Tamiser le contenu du robot avec le reste du mélange et mettre de côté pour autre chose les grains d’amandes restants dans le tamis.
  5. Battre les blancs d’oeufs à vitesse moyenne avec 10 GR de sucre.
  6. Une fois que les oeufs commencent à blanchir, ajouter le reste du sucre et augmenter la vitesse au maximum.
  7. Monter les blancs jusqu’à ce qu’ils forment des pics lorsque vous soulevez le batteur.
  8. Pensez à éteindre le batteur lorsque vous le soulevez.
  9. Verser le mélange de sucre et de poudre d’amande sur les blancs d’oeufs.
  10. Ajouter un mélange des colorants de votre choix.
  11. Avec une maryse (une spatule souple en silicone), replier le haut des blancs d’oeufs sur le bas, ensuite la droite sur la gauche, et ainsi de suite jusqu’à ce que le mélange soit une pâte lisse et brillante.
  12. Arrêter une minute après que le mélange ait un aspect homogène.
  13. Faire des tas de 2 cm régulièrement espacés sur un papier-parchemin coupé à la grandeur de votre plaque.
  14. Laisser sécher sans couvrir 60 minutes, le temps de préparer votre garniture.
  15. Sortir de la plaque du  milieu froid où vous l’aviez placée (moi je l’ai rentrée de l’extérieur puisque c’est l’hiver).
  16. Glisser le papier parchemin sur la plaque et faire cuire 13 minutes au four préchauffé à 320°F
  17. Sortir et laisser refroidir complètement avant de peler doucement le papier parchemin.

La collerette est magnifique et les coques gonflent très bien à la cuisson avec cette technique. Je vais pouvoir me concentrer sur des expériences de garnitures inusitées et des techniques de décoration plus raffinées. La confiture de pommes avec laquelle j’ai garni les macarons est simplement fantastique, acidulée comme quand on croque dans une pomme fraîche et juste assez sucrée. La prochaine fois j’y mettrai une épice comme le gingembre, pour chauffer un peu les papilles. Gingembre, pommes et caramel c’est clair que c’est gagnant!