Montreal-Ottawa: que mangerez vous pour 100$? (le retour)

 

Au retour, assis à côté d’un monsieur bizness qui se racle la gorge ou renifle à toutes les 28 secondes, je me suis retrouvé devant un choix déchirant: des pâtes ou du boeuf et des pâtes. Carbonade vous intrigue? Moi aussi, et c’est ce que j’ai choisi.

 

Pour l’échelle, le sachet de sauce soya a environ la même taille qu’un sachet de ketchup. Le goût est correct, je soupçonne le crabe d’être de la goberge à saveur de, mais c’est un raccourci courant, même au resto. On cherche le saumon fumé, vous le trouverez sur la photo, coincé entre le sachet de sauce et le maki du bas. Je ne suis pas fan des algues seules, je le préfère comme garniture sur une salade. La qualité de l’ensemble est semblable à ce qu’on retrouve chez les Sushi Shop de ce monde.

 

Selon Wikipédia, la carbonade que l’on nous sert serait Flamande. La viande est sèche alors qu’elle devrait s’effilocher et nous offrir grassement son côté moelleux, mais le goût est OK. Un mijoté de soir de semaine qu’on prépare en arrivant avant de s’alanguir sur le sofa pendant qu’il cuit, sans façon ou attention particulière. Pourquoi des rotini et pas de pommes de terres pilées? Ché po. La petite demie carotte et les deux cuillères à soupe de pois intimidé par la colline de boeuf font pitié. Je ne pense pas que ce que j’ai mangé constitue un repas équilibré avec les portions de fruits et légumes recommandées par le Guide alimentaire canadien. C’est sensé être un repas de classe affaires. Je capote.



 

Anecdote: petit, ma grand-mère me servait parfois, en goûter ou comme dessert, une tranche de pain blanc Weston avec de la cassonade sur laquelle elle versait du lait. J’adore le sucré, même si maintenant je sais me contrôler. J’ai quelques histoires honteuses… Tout ça pour dire que c’est facile de me plaire. Le gâteau aux pralines était bon, même si j’aurais aimé une garniture ressemblant moins à un glaçage et plus à une costarde et un gâteau plus humide. Comme le caramel et la cannelle, la costarde et tout ce qui s’en rapproche, est une autre de mes obsessions (crème brûlé, tarte à la costarde, crème anglaise, pastel de nata, bougatsa, etc.).

La bougatsa, vous connaissez? C’est un carré de filo rempli de costarde et soupoudré de sucre en poudre et de cannelle. Miam.

En conclusion, qu’est-ce que je pense que la bouffe en classe affaire? En général, c’est très similaire, et parfois en dessous, de la qualité de ce qu’on trouve dans les foires alimentaires de nos grands centres commerciaux. C’est décevant. Pourquoi ça n’énerve personne? Peut-être parce qu’en général, c’est l’employeur qui paie, et que les gens sont content de recevoir une tite serviette humide et chaude avant le repas, de prendre un verre et de manger (même relativement mal) sur le bras du boss.

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